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183 – Vivre une autre histoire

Comme je l'ai développé dans Ishmael, « l'histoire » que nous mettons en scène dans notre culture est la suivante: Le monde a été créé pour la conquête et la domination de l'homme, et l'homme a été créé pour la conquérir et la dominer ; et sous la domination de l'homme le monde aurait pu devenir un paradis si ce n'est qu'il (Ndt: l'homme) est fondamentalement et irrémédiablement imparfait. Cette histoire, mythologique, est la fondation de toutes nos mythologies culturelles, et j'ai dit dans Ishmael qu'il n'était pas possible pour les gens de simplement cesser de vivre dans ce genre d'histoire. Il doivent avoir une autre histoire à vivre.

Lorsque j'ai écrit ces mots, je n'ai pas réalisé que des gens pourraient imaginer que cette « autre » histoire puisse être une création toute neuve que moi ou un groupe de mythologues conjurerions du néant, mais bien sûr certains l'ont fait. Mais étrangement, mis au défi de formuler cette autre histoire, que j'ai décrite comme ayant été mise en scène durant les trois premiers millions d'années de l'histoire humaine, j'ai découvert que je ne parvenais pas à le faire d'une façon satisfaisante. C'est parce que j'essayais de la formuler de façon qu'elle soit parallèle en tout point à la notre. Je n'ai pas réalisé pendant un bon bout de temps que l'autre histoire était bien plus simple (bien plus « primitive ») que la notre, et que je l'avais déjà formulée. A mon sens, c'est la plus belle histoire jamais racontée.

Il n'y a pas une façon de vivre qui soit la meilleure.

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