24.04.2008
95 - Révolution sans soulèvement
Parce que dans notre culture, la révolution a toujours été représentée par une attaque contre la hiérarchie, elle a toujours signifié un soulèvement, littéralement un levage par dessous. Mais le soulèvement n'a aucun rôle à jouer dans notre mouvement au-delà de la civilisation. Si l'avion a un problème, vous ne tuez pas le pilote, vous prenez un parachute et sautez. Il est sans intérêt de renverser la hiérarchie, nous voulons simplement la laisser derrière nous.
Comme chacun le sait (particulièrement les révolutionnaires), la hiérarchie maintient des défenses formidables contre les attaques en provenance des classes inférieures. Elle n'a par contre rien contre l'abandon. Cela vient d'une part du fait qu'elle peut imaginer la révolution, mais elle ne peut imaginer l'abandon. Mais même si elle pouvait imaginer l'abandon, elle ne pourrait pas s'en défendre, parce que l'abandon n'est pas une attaque, c'est juste une interruption de collaboration.
Il est pratiquement impossible d'empêcher les gens de ne rien faire (ce qui correspond a une interruption de collaboration).
Mais est-ce que les puissants ne vont pas essayer d'empêcher les gens de ne rien faire ? Je peux imaginer qu'ils essayent mais j'ai franchement de la peine à imaginer qu'ils réussissent.
21:19 Ecrit par Goupil Lerenard dans 4 - Vers le nouveau tribalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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